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    Au cours de sa vie, le bâtisseur controversé a restauré de nombreux monuments célèbres datant du Moyen Âge. 

     Né le 27 janvier 1814, cet homme a consacré sa vie à rénover une multitude de monuments médiévaux et à donner vie à réaliser ses propres projets.

     

    Il est également reconnu pour avoir inspiré le mouvement de l'Art nouveau. Au début du XXe siècle, on lui reproche de trahir le travail de ses prédécesseurs en imposant son propre style. «Restaurer un édifice, ce n'est pas l'entretenir, le réparer ou le refaire, c'est le rétablir dans un état complet qui peut n'avoir jamais existé à un moment donné.» Cette phrase créera la discorde entre l'architecte et les écoles de restaurations.

    Avant de démarrer sa carrière, il part en mars 1836 dans un voyage d'étude de 18 mois en Italie pour s'intéresser à l'architecture médiévale. À son retour, il entre au Conseil des bâtiments civils, un organisme constitué des membres les plus éminents du paysage architectural français. En 1840, Eugène Viollet-le Duc s'attaque à la basilique de Vézelay après que Prosper Mérimée devenu inspecteur des Monuments historiques lui ait demandé. Cette première restauration s'inscrit dans une longue série d'édifices dont l'architecte se chargera.

     

     Basilique de Vezelay.

     

     

     Cathédrale Notre-Dame de Paris.

    Parmi les réalisations de l'architecte, Notre-Dame de Paris reste l'une des plus controversées. C'est lui, par exemple, qui imposa une flèche à Notre-Dame alors que celle-ci avait disparu de la mémoire des Parisiens.

    Le modèle de cette flèche a été réalisé d'après la flèche de la cathédrale d'Orléans (qui datait du XIXe siècle) et non d'après celles du XIIIe. Après la Révolution française, la cathédrale est délabrée. Jusqu'alors confiée à l'architecte Godde, la restauration du bâtiment passe entre les mains de Jean-Baptiste-Antoine Lassus et d'Eugène Viollet-le-Duc . De 1844 à 1864, tout sera mis en œuvre pour redorer le blason de l'une des plus célèbres cathédrales au monde.

    On lui doit aussi la restauration de la Cité de Carcassonne, la cathédrale de Notre Dame d'Amiens, la cathédrale de Clermont-Ferrand,  le chateau de Pierrefonds...

     

    Cathédrale Notre dame d'Amiens.

     

    Cathédrale de Clermont-Ferrand.

     

    Eugène Viollet-le-Duc influença le regard de la société sur l'histoire du patrimoine historique français. C'est ainsi que sera créée en 1884, la Société des amis des monuments parisiens, puis en 1897, la Commission du Vieux Paris.

    Ses théories n'ont pas seulement inspiré, à l'époque de l'Art nouveau, les initiateurs du mouvement moderne : mises en œuvre durant la défense de Paris pendant la guerre franco-allemande de 1870, elles ont aussi influencé les ingénieurs des fortifications de Verdun avant la Première Guerre mondiale et ceux de la ligne Maginot.

     Plus d'informations : Voir ICI

    On a beaucoup parle de cet architecte ces derniers temps après l'incendie qui a ravagé la cathédrale, Notre dame de Paris...Espérons que les architectes qui vont la restaurer, respectent son oeuvre ainsi que celle des compagnons qui l'ont contruite au XIII ème siècle.

     

     

    Bonne semaine à tous.

     

     

     

     


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    La seine à Chatou - 1906

     

    Maurice de Vlaminck, né à Paris le 4 avril 1876 et mort à Rueil-la-Gadelière (Eure-et-Loir) le 11 octobre 1958, est un peintre français s'étant illustré dans les courants fauviste et cubiste. Peintre de figures, portraits, nus, paysages, paysages animés, paysages urbains, intérieurs, natures mortes, fleurs et fruits, peintre à la gouache, aquarelliste, graveur, dessinateur et illustrateur, il est aussi écrivain, publiant vingt-six livres : romans, essais et recueil de poèmes.

     

    Automne Landscape - 1905.

     

    Restaurant de la Machine à Bougival - 1905.

     

     

    le jardinier - 1904.

     

    Il passe son enfance au Vésinet mais surtout à Chatou de 1893 à 1905, où il réalisera ses premières œuvres. Il fait ses premières peintures vers 1893, mais gagne initialement sa vie en tant que violoniste et, parfois, en remportant des courses cyclistes. Il se marie en 1896 avec Suzanne Berly, avec qui il aura trois filles. Vlaminck est un autodidacte, qui refuse également de se former en copiant dans les musées afin de ne pas perdre ou affadir son inspiration. 

     

     

    En 1900 il rencontre André Derain, qui restera son ami pour la vie. Ils louent d'ailleurs un studio ensemble à Chatou,  qui abrite aujourd'hui le Cneai (Centre National Édition Art Image). Ce dernier quitte l'atelier commun un an plus tard, mais il conservera une relation épistolaire suivie (les lettres de Derain furent publiées mais celles de Vlaminck sont perdues). Derain retrouve Vlaminck vers 1904. Cette époque (1900-1905) reste une période difficile financièrement pour le peintre, chargé de famille, et il est obligé de gratter d'anciennes peintures pour en récupérer les toiles 

     

    Les arbres rouges - 1906.

     

    En 1905, il s'installe à Rueil-Malmaison, tandis que Derain gagne le midi, comme beaucoup d'artistes de ce temps. Vlaminck fait le choix de rester en région parisienne, peut-être par goût, mais également probablement par manque de moyens. Il participe, cette année-là, à son premier Salon des indépendants. Vlaminck est l'un des peintres qui font scandale lors du salon d'automne de 1905, dit « La cage aux fauves », avec Henri MatisseAndré Derain et Raoul Dufy.

    Le marchand de tableaux Ambroise Vollard s'intéresse à son œuvre dès l'année suivante, lui achète de nombreuses toiles et lui consacre une exposition en 1908

     

    Fruits et fleurs - 1910.

     

    Après la Guerre, Vlaminck vit retiré à la Tourillière. Il y meurt en 1958, et est inhumé dans le cimetière de la commune. Son buste est érigé face à la mairie de Rueil-la-Gadelière. Un circuit de randonnée à son nom  permet, au cours d'un trajet de huit kilomètres, d'observer de nombreux paysages qui ont inspiré ses œuvres.

     

     

     

    Suresne - 1919.

     

     Vlaminck passe de l'impressionnisme au fauvisme, plus rebelle, plus débridé. Il reste surtout lui-même, unique, au cours des longues années de sa vie de peintre. La forte personnalité de Maurice de Vlaminck se traduit clairement, par sa fougue et sa robustesse, dans une peinture à la pâte grasse, généreuse, et aux touches larges et sûres.

    À partir de 1907, Vlaminck perçoit les limites du fauvisme et découvre l'œuvre de Paul Cézanne. Son graphisme va en être profondément influencé et sa palette deviendra plus sombre.

    Vlaminck est l'un des premiers collectionneurs d'art africain. Il commence l'acquisition d'objets dès le début des années 1900. Son rôle pionnier est reconnu par Guillaume Apollinaire en 1912 Cependant, cela n'influence guère sa peinture, contrairement à celle d'André Derain ou de Pablo Picasso.

    Pour en savoir plus allez ICI.

     

     

     

     

     

     


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     Pierre Bonnard, né le 3 octobre 1867 à Fontenay-aux-Roses (Seine) et mort le 23 janvier 1947 au Cannet (Alpes-Maritimes), est un peintredécorateurillustrateurlithographegraveur et sculpteur français.

    Issu de la petite bourgeoisie, esprit à la fois modeste et indépendant, il se met très tôt à dessiner et à peindre. Il participe à la fondation du groupe postimpressionniste des nabis, qui entendent exalter les couleurs dans des formes simplifiées. Vénérant toutefois les impressionnistes, Bonnard va tracer son chemin personnel à l'écart des avant-gardes qui suivront : fauvismecubismesurréalisme. Il produit énormément et connaît le succès dès le tournant du siècle.

     

     

    Paysage du Dauphiné - 1888.

     

    Andrée Bonnard avec ses chiens - 1890.

    Andrée était la nièce du peintre.

     

    Pierre Bonnard est de ceux qui créent le mouvement nabi en référence à l'art de Paul Gauguin.

    En octobre 1888, Paul Sérusiermassier à l'académie Julian, revient de Bretagne, où il a peint sur le couvercle d'une boîte à cigare et sous la direction de Paul Gauguin L'Aven au bois d'amour : pour ses camarades qui ignorent tout des évolutions récentes en peinture, ce tableautin est une révélation et ils en font leur « talisman ».

    Au sein du groupe, Bonnard est le plus influencé par l'art japonais.

     

     

    Femmes au jardin- 1891...Musée d'Orsay.

     

    Grand voyageur amoureux de la nature, il se retire volontiers dans sa maison de Normandie mais découvre aussi la lumière du Midi : gardant un pied à Paris, il s'installe en 1927 au Cannet, avec Marthe, sa compagne et son modèle durant près de cinquante ans.

     

    La fenêtre - 1925.

     

    La femme au perroquet - 1910.

     

     

    le balcon bleu - 1910.

     

    La terrasse à Grasse - 1912.

     

    Marthe ( sa femme) sur la terrasse - 1923.

     

    Le débarcadère - 1934.

     

      Pierre Bonnard est avant tout peintre. Observateur doué d'une grande mémoire visuelle et sensitive, il ne travaille qu'en atelier, privilégiant les genres classiques de la peinture figurative : paysage, marinenature morteportrait et nu féminin, qu'il combine aussi dans ses scènes d'intérieur. Ses sujets tirés de la vie quotidienne et sa façon de les traiter lui ont valu les étiquettes de « peintre du bonheur », « intimiste bourgeois » ou « dernier des impressionnistes ». Aussi la question a-t-elle été posée à sa mort : était-il un grand artiste, ou du moins un peintre moderne ?

    Les dernières années du peintre sont assombries par l'insociabilité de Marthe puis sa disparition, après celle de plusieurs amis.

    Pierre Bonnard s'éteint quelques jours plus tard, le 23 janvier 1947

     

    Il est inhumé au cimetière Notre-Dame-des-Anges du Cannet : la dalle porte simplement son nom et ses dates, sous ceux de Marthe

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    Pour en savoir plus, allez ICI.

     

     

    Iris et lilas - 1920.

    Bonne fin de semaine à tous.

     

     

     

     


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    Né un lendemain de Noël, le 26 décembre 1883 dans le 18e arrondissement de Paris, Maurice Utrillo est un des rares peintres célèbres de Montmartre qui y soit né. Il est le fils de l'artiste peintre Suzanne Valadon (de son vrai nom Marie Clémentine Valadon) et d'un père inconnu. 

     

     

    Debout à gauche Suzanne Valadon et son fils Maurice Utrillo (assis).

     

     

    Suzanne Valadon devint le modèle de Toulouse-LautrecPuvis de ChavannesAuguste Renoir (qui l'appelait Maria), voire de Vincent van Gogh et de bien d'autres peintres montmartrois... C'est en les observant qu'elle apprit à peindre et se lança dans ses premiers dessins (son fils était un de ses modèles préférés quand il acceptait de tenir la pose). On lui présenta Edgar Degas qui lui apprit quelques techniques, l'encouragea à peindre et fut son premier acheteur.

     

     

    Montmartre et le sacré coeur.

     

     

     

    À partir de 1901, il fait plusieurs séjours à l'asile. Il sombre progressivement dans l'alcool, qui provoque chez lui de nombreux troubles (violence, démence). Ses études en sont affectées. Cependant, ses occupations thérapeutiques contribuent peut-être à révéler son génie. En tout cas, il reçoit les encouragements de sa mère lorsqu'elle pense découvrir en lui du talent.

     

    Peintre représentatif de l'École de Paris, Maurice Utrillo a peint essentiellement des paysages dans lesquels apparaissent souvent des maisons ou des coins de villages. Durant sa carrière, il peint de nombreux paysages urbains, essentiellement des vues du quartier Montmartre.

     

     

    la maison de Mimi Pinson - 1914.

     

     

    le château des Brouillards - 1914.

     

    Le moulin de la galette - 1923.

     

    Le lapin agile à Montmartre.

     

    Montmartre.

     

    Figures devant l'église - 1928.

     

     

    On distingue trois périodes dans son œuvre :

    • la période Montmagny de 1904 à 1910 ;
    • la période blanche de 1910 à 1914 : les formes et les teintes blanches sont prédominantes ;
    • la période colorée de 1922 à 1955 : les tonalités vives et gaies prédominent.

     

    Montmartre sous la neige - 1938.

     

    Maurice Utrillo meurt le 5 novembre 1955 à l'hôtel Splendid de Dax où il est en cure avec sa femme. Il est enterré au cimetière Saint-Vincentde Montmartre à Paris, face au Lapin Agile.

    Pour en savoir plus, allez ICI.

    Toutes les photos viennent d'internet...ICI

     

    Bon week end à tous, profitez du beau temps ...

     

     


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    Édouard Manet ( 1832 - 1883) est né à Paris dans une famille de la haute bourgeoisie. Son père occupe un poste de haut fonctionnaire et sa mère est la fille d’un diplomate. Les études secondaires font apparaître un enfant dissipé qui orne ses cahiers de caricatures. Son père le presse ensuite d’entreprendre des études de droit, mais il refuse. Le choix d’une carrière s’imposant, Édouard tente d’entrer dans la marine mais il échoue à deux reprises au concours d’entrée à l’École navale en 1848 et en 1849. Entre les deux concours, il effectue un voyage au Brésil où il réalise un grand nombre de dessins.

    En 1856, Manet s’installe rue Lavoisier à Paris dans un premier atelier, avec Albert de Balleroy (1828-1872) qui se spécialisera par la suite dans la peinture de scènes de chasse. Mais un adolescent qui avait été embauché comme aide et utilisé comme modèle (L’enfant aux cerises, 1858) se suicide dans l’atelier. Après ce drame, Manet, très affecté, déménage vers un autre atelier, rue de Douai.

     

     

    Les refus au Salon de l’Académie des Beaux-arts (1857-1867)

    En 1859, Manet propose une première toile au Salon officiel de l’Académie. Elle est refusée. Il s’agit du Buveur d’absinthe, tableau d’un réalisme austère, ne cherchant nullement à représenter la forme de beauté picturale appréciée par les jurys du Salon. En 1861, pourtant, deux toiles de l’artiste sont acceptées : Le chanteur espagnol et Portrait de M. et Mme Manet. Les refus du jury vont ensuite se succéder pendant de nombreuses années.

     

     

    La musique aux Tuileries - 1862.

     

    Le déjeuner sur l'herbe - 1862.

     


     Olympia - 1863.

     

     

    La bataille de Cherbourg - 1864.

     

    Dans les années 1860, Édouard Manet réalise de nombreux tableaux inspirés de l’Espagne. La peinture espagnole, et en particulier celle de Diego Vélasquez, le fascinait. Un voyage en Espagne en 1865 lui permet d’accumuler de nombreux dessins de scènes locales. Le thème de la tauromachie revient alors à plusieurs reprises dans sa peinture. Les plaisirs des rencontres bourgeoises constituent une autre thématique. Issu de la haute bourgeoisie, Manet a conservé le mode de vie de sa classe sociale. Les mondanités l’attirent et, à la belle saison, il se rend chaque jour au jardin des Tuileries, fréquenté par de nombreuses personnes de sa connaissance. Baudelaire, son ami Antonin Proust, son compagnon d’atelier Albert de Balleroy et bien d’autres l’accompagnent.

     

     

    Jeune fille au jardin de Bellevue - 1880.

     

    L’inspirateur de l’impressionnisme (1868-1883)

    Rejeté par le jury de l’Académie et incompris des amateurs d’art, Manet se rapproche alors des jeunes peintres novateurs qui se rencontrent au Café Guerbois, rue des Batignolles. Nombre d’entre eux deviendront les plus grands peintres impressionnistes : Claude MonetPierre-Auguste RenoirEdgar DegasPaul CézanneAlfred SisleyCamille Pissarro.

    Manet, plus âgé que les impressionnistes, à l’exception de Camille Pissarro, est respecté par eux et devient un de leurs inspirateurs. En 1868, Fantin-Latour lui présente Berthe Morisot qui sera un temps son modèle et son élève et deviendra l’une des grandes figures de l’impressionnisme.

    Berthe Morisot épousera le frère de Manet, Eugène, en 1874. Cette même année se déroule à Paris la première exposition impressionniste. Manet refuse d’y participer mais entretient des relations amicales avec le chef de file du groupe impressionniste, Claude Monet. Il l’aide parfois lorsque celui-ci est confronté à des difficultés financières, achetant des toiles de Monet, qui, il est vrai, ne se vendent pas cher à l’époque. La famille Manet assiste Monet lorsqu’il cherche une maison à louer à Argenteuil.

     

     

    Le balcon - 1868.

     

    Le repos - 1870.

     

     

    Berthe Morisot - 1872.

     

     

    La Seine à Argenteuil - 1874.

     

    Tardivement, la peinture d’Édouard Manet s’impose dans les milieux officiels. La diversité de son œuvre, sa rare capacité à utiliser plusieurs styles, le soutien de grands écrivains comme Émile Zola et l’appui de son ami indéfectible Antonin Proust vont contribuer à la reconnaissance officielle. A plusieurs reprises, à partir de 1868, le jury du Salon va accepter des tableaux de Manet et, en 1881, Le Portrait d’Henri Rochefort obtient une médaille. La même année, il est décoré de la Légion d’Honneur par Antonin Proust, devenu ministre des Beaux-arts.

    A partir de 1880, l’état de santé de Manet se dégrade. Atteint de la syphilis, de nombreuses complications apparaissent et il doit être amputé d’une jambe en 1883. Il décède de la gangrène, peu de temps après cette amputation, le 30 avril 1883. Il est inhumé au cimetière de Passy.

     

    Pour en savoir plus, allez ICI.

    Bon week end à tous.

     

     

     

     

     


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