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    Né un lendemain de Noël, le 26 décembre 1883 dans le 18e arrondissement de Paris, Maurice Utrillo est un des rares peintres célèbres de Montmartre qui y soit né. Il est le fils de l'artiste peintre Suzanne Valadon (de son vrai nom Marie Clémentine Valadon) et d'un père inconnu. 

     

     

    Debout à gauche Suzanne Valadon et son fils Maurice Utrillo (assis).

     

     

    Suzanne Valadon devint le modèle de Toulouse-LautrecPuvis de ChavannesAuguste Renoir (qui l'appelait Maria), voire de Vincent van Gogh et de bien d'autres peintres montmartrois... C'est en les observant qu'elle apprit à peindre et se lança dans ses premiers dessins (son fils était un de ses modèles préférés quand il acceptait de tenir la pose). On lui présenta Edgar Degas qui lui apprit quelques techniques, l'encouragea à peindre et fut son premier acheteur.

     

     

    Montmartre et le sacré coeur.

     

     

     

    À partir de 1901, il fait plusieurs séjours à l'asile. Il sombre progressivement dans l'alcool, qui provoque chez lui de nombreux troubles (violence, démence). Ses études en sont affectées. Cependant, ses occupations thérapeutiques contribuent peut-être à révéler son génie. En tout cas, il reçoit les encouragements de sa mère lorsqu'elle pense découvrir en lui du talent.

     

    Peintre représentatif de l'École de Paris, Maurice Utrillo a peint essentiellement des paysages dans lesquels apparaissent souvent des maisons ou des coins de villages. Durant sa carrière, il peint de nombreux paysages urbains, essentiellement des vues du quartier Montmartre.

     

     

    la maison de Mimi Pinson - 1914.

     

     

    le château des Brouillards - 1914.

     

    Le moulin de la galette - 1923.

     

    Le lapin agile à Montmartre.

     

    Montmartre.

     

    Figures devant l'église - 1928.

     

     

    On distingue trois périodes dans son œuvre :

    • la période Montmagny de 1904 à 1910 ;
    • la période blanche de 1910 à 1914 : les formes et les teintes blanches sont prédominantes ;
    • la période colorée de 1922 à 1955 : les tonalités vives et gaies prédominent.

     

    Montmartre sous la neige - 1938.

     

    Maurice Utrillo meurt le 5 novembre 1955 à l'hôtel Splendid de Dax où il est en cure avec sa femme. Il est enterré au cimetière Saint-Vincentde Montmartre à Paris, face au Lapin Agile.

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    Édouard Manet ( 1832 - 1883) est né à Paris dans une famille de la haute bourgeoisie. Son père occupe un poste de haut fonctionnaire et sa mère est la fille d’un diplomate. Les études secondaires font apparaître un enfant dissipé qui orne ses cahiers de caricatures. Son père le presse ensuite d’entreprendre des études de droit, mais il refuse. Le choix d’une carrière s’imposant, Édouard tente d’entrer dans la marine mais il échoue à deux reprises au concours d’entrée à l’École navale en 1848 et en 1849. Entre les deux concours, il effectue un voyage au Brésil où il réalise un grand nombre de dessins.

    En 1856, Manet s’installe rue Lavoisier à Paris dans un premier atelier, avec Albert de Balleroy (1828-1872) qui se spécialisera par la suite dans la peinture de scènes de chasse. Mais un adolescent qui avait été embauché comme aide et utilisé comme modèle (L’enfant aux cerises, 1858) se suicide dans l’atelier. Après ce drame, Manet, très affecté, déménage vers un autre atelier, rue de Douai.

     

     

    Les refus au Salon de l’Académie des Beaux-arts (1857-1867)

    En 1859, Manet propose une première toile au Salon officiel de l’Académie. Elle est refusée. Il s’agit du Buveur d’absinthe, tableau d’un réalisme austère, ne cherchant nullement à représenter la forme de beauté picturale appréciée par les jurys du Salon. En 1861, pourtant, deux toiles de l’artiste sont acceptées : Le chanteur espagnol et Portrait de M. et Mme Manet. Les refus du jury vont ensuite se succéder pendant de nombreuses années.

     

     

    La musique aux Tuileries - 1862.

     

    Le déjeuner sur l'herbe - 1862.

     


     Olympia - 1863.

     

     

    La bataille de Cherbourg - 1864.

     

    Dans les années 1860, Édouard Manet réalise de nombreux tableaux inspirés de l’Espagne. La peinture espagnole, et en particulier celle de Diego Vélasquez, le fascinait. Un voyage en Espagne en 1865 lui permet d’accumuler de nombreux dessins de scènes locales. Le thème de la tauromachie revient alors à plusieurs reprises dans sa peinture. Les plaisirs des rencontres bourgeoises constituent une autre thématique. Issu de la haute bourgeoisie, Manet a conservé le mode de vie de sa classe sociale. Les mondanités l’attirent et, à la belle saison, il se rend chaque jour au jardin des Tuileries, fréquenté par de nombreuses personnes de sa connaissance. Baudelaire, son ami Antonin Proust, son compagnon d’atelier Albert de Balleroy et bien d’autres l’accompagnent.

     

     

    Jeune fille au jardin de Bellevue - 1880.

     

    L’inspirateur de l’impressionnisme (1868-1883)

    Rejeté par le jury de l’Académie et incompris des amateurs d’art, Manet se rapproche alors des jeunes peintres novateurs qui se rencontrent au Café Guerbois, rue des Batignolles. Nombre d’entre eux deviendront les plus grands peintres impressionnistes : Claude MonetPierre-Auguste RenoirEdgar DegasPaul CézanneAlfred SisleyCamille Pissarro.

    Manet, plus âgé que les impressionnistes, à l’exception de Camille Pissarro, est respecté par eux et devient un de leurs inspirateurs. En 1868, Fantin-Latour lui présente Berthe Morisot qui sera un temps son modèle et son élève et deviendra l’une des grandes figures de l’impressionnisme.

    Berthe Morisot épousera le frère de Manet, Eugène, en 1874. Cette même année se déroule à Paris la première exposition impressionniste. Manet refuse d’y participer mais entretient des relations amicales avec le chef de file du groupe impressionniste, Claude Monet. Il l’aide parfois lorsque celui-ci est confronté à des difficultés financières, achetant des toiles de Monet, qui, il est vrai, ne se vendent pas cher à l’époque. La famille Manet assiste Monet lorsqu’il cherche une maison à louer à Argenteuil.

     

     

    Le balcon - 1868.

     

    Le repos - 1870.

     

     

    Berthe Morisot - 1872.

     

     

    La Seine à Argenteuil - 1874.

     

    Tardivement, la peinture d’Édouard Manet s’impose dans les milieux officiels. La diversité de son œuvre, sa rare capacité à utiliser plusieurs styles, le soutien de grands écrivains comme Émile Zola et l’appui de son ami indéfectible Antonin Proust vont contribuer à la reconnaissance officielle. A plusieurs reprises, à partir de 1868, le jury du Salon va accepter des tableaux de Manet et, en 1881, Le Portrait d’Henri Rochefort obtient une médaille. La même année, il est décoré de la Légion d’Honneur par Antonin Proust, devenu ministre des Beaux-arts.

    A partir de 1880, l’état de santé de Manet se dégrade. Atteint de la syphilis, de nombreuses complications apparaissent et il doit être amputé d’une jambe en 1883. Il décède de la gangrène, peu de temps après cette amputation, le 30 avril 1883. Il est inhumé au cimetière de Passy.

     

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    Bon week end à tous.

     

     

     

     

     


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    Portrait.

     

    Alessandro di Mariano di Vanni Filipepi, dit Sandro Botticelli, est un peintre italienné à Florence le 1er mars 1445 et mort le 17 mai 1510 dans la même ville. Botticelli est l'un des peintres les plus importants de la Renaissance italienne et de l'histoire de l'art.

    Alessandro di Mariano di Vanni Filipepi, qui sera plus tard surnommé Sandro Botticelli, naît dans le quartier Borgo Ognissanti, à Florence, en Toscane. Il grandit dans une famille modeste, son père Mariano Filipepi est tanneur, son atelier est situé dans le quartier voisin de Santo Spirito. Sa mère est Smeralda Filipepi, et il est le plus jeune de quatre frères (Giovanni, Antonio et Simone). Selon Vasari, Alessandro tient son surnom du nom du maître orfèvre chez qui il a été placé comme apprenti, Botticello.

     

     

    L'adoration des mages - 1476.

     

     

    La madone - 1481.

     

    Botticelli entre à l'âge de vingt ans dans l'atelier de Fra Filippo Lippi (entre 1464 et 1467), moine et peintre de Florence, auteur de peintures religieuses. Il y travaille avec les peintres Antonio del Pollaiuolo et Andrea del Verrocchio quand son maître part pour Spolète. Cet apprentissage de l’orfèvrerie, de la gravure et de la ciselure influence la ligne de son dessin. Botticelli travaille beaucoup avec les artisans et notamment avec son frère Antonio, orfèvre avec qui il partage son atelier.

     

    La vierge à l'enfant.

     

     

    Vierge à l'enfant 

    À partir de 1481, Botticelli est appelé à Rome par le pape Sixte IV pour décorer la chapelle Sixtine accompagné par Cosimo RosselliDomenico Ghirlandaio et Le Pérugin pour illustrer les vies de Jésus et Moïse sur les murs latéraux de la chapelle. La rivalité qui existe entre le pape, un Della Rovere et les Médicis, ses mécènes, fait que son talent n'est pas reconnu.

    Il réalise trois grandes fresques Les Épreuves de MoïseLa Tentation du Christ et La Punition des Rebelles Lévites.

     

     

    La madone du livre - 1480.

     

     

     

     

    La nativité - 1501.

     

     

    La vierge à l'enfant et saint Jean Baptiste - 1470

     

    Il revient à Florence, mécontent de l'accueil réservé à ses fresques, et décide de ne plus jamais quitter sa ville natale. Aussitôt rentré, il peint pour la villa Medicea di Castello de Laurent de Pierre-François de Médicis, cousin de Laurent le Magnifique, Le Printemps en 1482 et La Naissance de Vénus vers 1485, ses deux œuvres les plus connues.

     

    Devenu âgé et inutile, incapable de se tenir droit et marchant à l'aide de deux cannes, il mourut malade et décrépit dans sa soixante-dix-huitième année; il fut enterré en l'église Ognissanti de Florence ( ci dessous) en l'an 1515.

     

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    Bon eek end à tous.

     

     

     

     

     


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     Auto portrait du peintre..

     

     James Abbott McNeill Whistler est né le 10 juillet 1834 à Lowell, dans le Massachusetts, au nord-est des États-Unis

    En 1842, son père, ingénieur, est employé au chemin de fer à Saint-Pétersbourg, dans l'empire russe. Là, le jeune Whistler s'inscrit à l'Académie impériale des beaux-arts et apprend le français.  Le jeune garçon s'installe à Londres en 1848, mais après la mort de son père en 1849, Whistler et sa mère reviennent à Pomfret, dans le Connecticut. Il entre à l'école locale pour ensuite s'inscrire en 1851 à l'Académie militaire de West Point, où son père avait autrefois appris le dessin et la cartographie. Il échoue à l'examen de chimie, comme il s'est lui-même exprimé plus tard : « Si le silicium avait été un gaz, j'aurais été un jour général. » Il en est renvoyé en 1854.

     

     

    Symphonie en blanc - 1862.

     

     

    Plage de Battersea - 1863.

     

     

    En 1855, il part étudier la peinture à Paris, après avoir hérité d'une petite somme d'argent. En 1856, il s'inscrit à l'atelier de Charles Gleyre, alors atelier le plus célèbre après celui de Thomas Couture, où il côtoie George du Maurier. D'autres élèves préparent le concours d'entrée à l'École des beaux-arts : MonetRenoirSisley et Bazille.

    Volontiers plus dandy que bohème, il fait l'objet de caricatures.  Il se lie d'amitié avec Alphonse Legros et Henri Fantin-Latour. Ils décident de faire carrière et fondent la Société des Trois.

     

     

     

    L'artiste dans son atelier - 1865.

     

     

     

    Portrait de lady Meux - 1881.

     

     

     

     

     

    En 1859, il arrive à Londres où il passe une longue partie de sa vie. Il se présente comme un aristocrate sudiste ruiné, bien que sa sympathie envers les sudistes pendant la Guerre civile américaine ne soit pas démontrée.

    En 1863Napoléon III fait ouvrir le Salon des Refusés dans un coin du Palais de l'Industrie. Deux tableaux font sensation : Le Déjeuner sur l'herbe de Manet et La Dame en blanc de Whistler, œuvre refusée l'année précédente à la Royal Academy de Londres.

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    Femme en noir - 1871. Musée d'Orsay.

     

    Whistler a été mondialement reconnu de son vivant. En 1884, il est élu membre d'honneur de l'Académie royale des beaux-arts de Munich. En 1892, il est fait officier de la Légion d'honneur en France et il est devenu membre fondateur et premier président de la Société internationale des sculpteurs, peintres et graveurs  en 1898.

    Il est souvent admis qu'il a été l'un des modèles d'un personnage important d'À la recherche du temps perdu de Marcel Proust : le peintre Elstir.

     

    En 1892, il revient à Paris et s'installe dans l'atelier d'Antonio de La Gandara pour terminer son portrait en cours du comte Robert de Montesquiou. Pour le remercier, Whistler lui offre un meuble palette identique au sien.

    Whistler meurt le 17 juillet 1903 et est enterré à l'église St Nicholas dans le quartier de Chiswick, à Londres.

     

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    Bon week end à tous.

     

     

     

     


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    Paul Signac, né à Paris le 11 novembre 1863, où il meurt le 15 août 1935, est un artiste peintre paysagiste français, proche du mouvement libertaire, qui donna naissance au pointillisme, avec le peintre Seurat. Il a aussi mis au point la technique du divisionnisme. Cofondateur avec Seurat de la Société des artistes indépendants dont il fut président, il est ami avec Victor Dupont, peintre fauve et vice-président du Salon.

    Il commence à peindre en 1882 à Montmartre  où il rencontre le père Tanguy), dans l'atelier de la rue Constance et se perfectionne seul sous l'influence des impressionnistes. Il se lie d'amitié avec les écrivains symbolistes, demande des conseils à Monet qui accepte de le rencontrer et dont il restera l'ami jusqu'à la mort du maître. Le jeune Signac participe au premier Salon des indépendants en 1884 avec deux toiles -   Il rencontre Georges Seurat qui expose Une baignade en 1884 à Asnières. Une constante de sa vie est le besoin d'évasion. 

     

    Le clocher de saint Tropez - 1896.

     

     

    Capo di Noli - 1898.

     

     

    La calanque - 1906.

     

    Signac travaille avec Seurat et Pissarro, avec qui il va former le groupe des « impressionnistes dits scientifiques ». Il se convertit très vite à la pratique de la division scientifique du ton. La technique empirique du pointillisme consiste à diviser les tons en de toutes petites taches de couleurs pures, serrées les unes contre les autres, afin que l’œil du spectateur, en les recomposant, perçoive une unité de ton. Signac et les néo-impressionnistes pensent que cette division des tons assure d'abord tous les bénéfices de la coloration : le mélange optique des pigments uniquement purs permet de retrouver toutes les teintes du prisme et tous leurs tons. La séparation des divers éléments (couleur locale, couleur d'éclairage et leurs réactions) est aussi assurée, ainsi que l'équilibre de ces éléments et leur proportion, selon les lois du contraste, de la dégradation et de l'irridiation. Enfin, le peintre devra choisir une touche proportionnée à la dimension du tableau 

     

     

    Le grand canal à Venise - 1905.

     

    Les Andelys - chateau Gaillard - 1921.

     

    Arles - la maison jaune où résida Van Gohh - 1933.

     

    Il est nommé peintre officiel de la Marine en 1915. À partir de 1913, il séjourne régulièrement à Antibes avec sa seconde épouse qui est peintre également. En 1915 leur naît une fille, Ginette. Cette période est troublée pour Signac, car il vit très douloureusement la Première Guerre mondiale.

    En 1929, il commence une série d’aquarelles des ports de France. Ce projet l’oblige à visiter de nombreuses régions côtières. En 1930, il loue une maison de pêcheur à Barfleur, dans la rue Saint-Nicolas.

     

    Il meurt en 1935, à l'âge de 71 ans, d'une longue maladie. Il repose au cimetière du Père-Lachaise, division 67.

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