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    Je viens de terminer le premier tome de  son dernier roman, la symphonie du hasard. ..

    À New York, dans un bureau, une éditrice lit un manuscrit. Une œuvre qui la trouble et qui va la replonger dans son passé et celui de sa famille. Sur le papier, une famille comme tant d’autres au pays de l’Oncle Sam, un bonheur propret, une vie plutôt confortable. Et pourtant… Aux années soixante insouciantes vont succéder les années soixante-dix tumultueuses. Et faire exploser au passage toutes ces familles qui croyaient encore au rêve américain…

    Alice en est un exemple typique. Cette éditrice new-yorkaise, qui rend visite à son frère en prison, reçoit des confidences qui l'entrainent dans un flash back des années 70, ses années de fac, encombrées de la quête de soi, de la charge d'une famille aussi ordinaire que conflictuelle, avec des secrets et des trahisons qui ne demandent qu'à émerger pour troubler l'équilibre apparent d'un photo instantanée.
    On adhère sans difficulté, avec quand même parfois un admiration dubitative sur la mémoire phénoménale de cette femme qui se souvient de détails du quotidien comme si les événements s'étaient déroulés la veille.  

    Les années 70 à New-York étaient teintés des échos de la révolution pacifique californienne. Les années de la revendication d'une tolérance universelle pour les choix de vie, n'avaient pas encore libéré totalement les esprits. Homosexualité, libération sexuelle, racisme, la jeunesse avait fort à faire pour s'affranchir des conceptions traditionnelles d'avant mai 68. 
    Un bon début, prometteur, et conduisant sans arrière pensée à se plonger dans le deuxième tome de la trilogie. 

     

    Bonne fin de semaine à tous.

     

     


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  • Un roman - Joanna Trollope.

     

    Les vendredis d'Eléanor.

     

    Eleanor, femme de 70 ans aux cheveux blancs bouclés, marchant avec une canne propose à deux jeunes femmes, voisines, de venir vendredi soir chez elle, afin de partager un moment ensemble, avec leurs enfants.
    Paula, mère d'une jeune garçon mais vivant sans homme, Lindsay, veuve avec un bébé, hésitent mais acceptent. Peu à peu elles seront rejointes par Blaise, working girl célibataire associée à Karen (mariée à Lucas et maman de deux petites filles), et Jules (oui Jules) soeur de Lindsay, DJ et SDF par vocation.


    Tout ce petit monde va partager, s'aider, se comprendre, se disputer, mais s'aimer malgré tout jusqu'à l'arrivée d'un homme Jackson qui va faire éclater cette bulle et être le révélateur de toutes les acteurs de ces rencontres hebdomadaires.


    Ecriture rapide, efficace, on baigne parmi toutes ces femmes anglaises, passionnées, débordées, aimantes, frustrées, pleines d'espoirs, de rêves, d'illusions et dont Eleanor sera avec Jackson les révélateurs. Eleanor verra aussi sa vie chamboulée et se remettra en question sur sa façon de vivre sa retraite après une vie professionnelle très active.

    Un moment radieux autour d'une tasse de thé en compagnie de Jaonna Trollope et de ses "amies" : un style enivrant qui emporte...Un livre plaisant à lire pour se détendre... 

     

    Un roman - Joanna Trollope.

    Bon week end à tous.

     

     

     

     

     


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    Avec les journées d'hiver, j'ai eu envie d'une belle  saga familiale, avec un contexte historique ou territorial bien marqué. "Des semailles et des moissons" est l'objet parfait pour l'assouvir et les ingrédients tous présents : campagne corrézienne à l'aube de la première guerre, village de paysans, héroïne fraîche et naïve mais résolue ; le commerce familial avec la petite épicerie attenante à la forge, la fête champêtre où l'on frôle le premier promis, puis le malheur qui s'abat sur le village, sur la famille, avant que bien sûr l'amour vienne redonner des couleurs au récit…

     

     

     Henri Troyat compose son récit à partir de ce qu'il y a de plus familier. On participe au quotidien de la famille Aubernat-Mazalaigue au jour le jour, dans ce qu'il a de plus banal, usuel, coutumier. Les questions que se posent les personnages, leurs préoccupations concrètes, sont celles de tout chacun...

    Ce roman en 5 tomes ( un peu plus de 1300 pages) se lit parfaitement grâce à l'écriture limpide de Henri Troyat dont je ne me lasse pas...J' ai aimé et dévoré cette saga familiale...je le relis pour la troisième fois. On est happé par cette histoire de femmes de génération en génération, vivant leur vie, leurs passions, leurs amours...

     

     

    Henri Troyat - Les semailles et les moissons.

           Bonne fin de semaine à tous.

     


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    Je viens de terminer ce roman de Charlotte Link : Une fille en cavale.

    Simon, allemand de Hambourg, quarante ans, fraîchement divorcé, deux enfants, traducteur, est en vacances dans le sud de la France, au bord de la mer dans la maison de son père.
    Il fait laid, il pleut, à quelques jours de Noël, les fêtes s'annoncent tristes pour lui. Il n'aura certainement pas ses enfants et sa nouvelle presque compagne Kristina refuse de le suivre car il ne lui a pas encore présenté ses enfants.
    Le long de la plage, il voit une jeune femme seule, désemparée et lui propose de lui offrir un repas.
    Elle semble terrorisée , a perdu ses papiers et ne veut pas s'adresser à la police.


    Simon va l'héberger et rentrer dans un engrenage infernal rondement mené et admirablement structuré par Charlotte Link qui nous emmènera dans le passé sordide de Nathalie à Metz, dans les mésaventures de son petit ami, Jérôme.
    Avec  Jérôme nous serons embarqués en Bulgarie où des familles extrêmement pauvres croient envoyer leurs filles vers le mannequinat à Rome.
    Toute cette histoire se déroulera sur 6 jours et comptera son lot de victimes...


    L'auteure structure son récit à merveille, sans grande surprise mais elle a le mérite de faire sortir une réalité qui est plus proche de la nôtre car les Allemands comme notre auteure connaissent mieux les difficultés des gens de l'Est que nous qui vivons plus éloignés.

    Comme toujours dans les romans de Charlotte Link, les histoires sont de bonnes qualité, un thriller à lire très vite...

    Bon week end à tous...

     

     


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    Les pêcheurs de coquillages.

     

     

    Je viens de relire ce roman de Rosamund Pilcher. Un très beau portrait de femme, digne septuagénaire, qui revient sur une vie riche et trépidante, de sa jeunesse dans les années trente à nos jours. 

     

    Les pêcheurs de coquillages. " Tel est le titre d'un tableau de Lawrence Stern, peintre victorien, dont a hérité sa fille Pénélope Keeling. Au crépuscule de sa vie, celle-ci s'est retirée dans son cottage. Bientôt l'œuvre, dont la cote ne cesse de monter, va perturber sa retraite paisible en suscitant la convoitise de certains de ses proches. Témoin des affrontements qui opposent ses trois enfants, Olivia, Nancy et Noël, Pénélope découvre le vrai visage de ses trois enfants. Ce regain d'intérêt pour le tableau provoque aussi chez elle un retour sur son passe : sa jeunesse bohème, sa rencontre avec Ambroise, son futur mari, puis avec Richard... La vie de la digne vieille dame révèle alors petit à petit des secrets insoupçonnés. Le portrait d'une femme de cœur, superbe, inoubliable.

     

     

    Les pêcheurs de coquillages.

     

    Rosamund Pilcher sait décrire avec finesse ses personnages et nous laisse voir leurs faiblesses et leurs petits travers.
    Elle nous emmène dans une atmosphère douce et chaleureuse aux côtés de Pénélope qui vit dans un petit cottage anglais et nous dévoile avec nostalgie et pudeur des pans de son passé, inconnu de ses enfants.
    Nous découvrons également le quotidien plus mondain de ses enfants, qu'ils soient avides de notoriété, d'argent ou simplement désireux de profiter des petits plaisirs de la vie.
    J'aime ces romans qui font du bien, qui regorgent de bons sentiments sans être trop naïfs ni dégoulinants de guimauve pour autant.
    Les descriptions des toiles du père de Pénélope sont remarquables, on a  vraiment l'impression de les voir et de comprendre l'émotion ressentie par cette femme à chaque fois qu'elle les contemplait. 

     

     

    Bonne fin de semaine à tous.

    Landrie.

     

     


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