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    Au cœur du Béarn des gaves, Salies-de-Béarn est située entre le gave de Pau au nord et le gave d'Oloron au sud, qui passe à Sauveterre-de-Béarn.

    Cité du sel, la ville est une cité de caractère, aux vieilles maisons en pierre, aux toits pentus, aux ruelles pittoresques et fleuries. Elle doit son nom et sa renommée à ses sources salées déjà connues au xie siècle.

     

     

     

    Selon la légende, un sanglier serait à l'origine de la ville au xviie siècle : blessé par des chasseurs, il serait allé mourir dans les marais au milieu des forêts qui recouvraient la région. Les chasseurs l'ayant retrouvé plusieurs jours après dans un bon état de conservation découvrirent à cette occasion que le marais contenait du sel. Le sel était alors fort prisé à l'époque et une bourgade se forma autour de cette découverte exceptionnelle. Depuis lors, l'emblème de la ville est un sanglier.

    En réalité, le lieu est nommé Salinae dès le xe siècle au cartulaire de Bigorre. L'eau dix fois plus salée que celle de l'océan est exploitée depuis plus de 3500 ans. On en trouve de nombreux témoignages au musée du sel de Salies-de-Béarn.

     

    Depuis 1587, ce sont les « voisins de la fontaine salée » qui sont les propriétaires de génération en génération de l'eau salée et de différents bâtiments L'exploitation familiale et artisanale a laissé place à une production semi artisanale de sel alimentaire et de bains au sein des salines, aujourd'hui gérées par la compagnie Fermière.

    Sous l'occupation, pendant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation passait sur le territoire de la commune de Salies-de-Béarn, en particulier par le quartier des Antys (direction Orion).

     

    Le quartier des Thermes.

    Salies-de-Béarn connut son apogée au xixe siècle et pendant la première moitié du xxe siècle, les thermes étaient réputés et de grands hôtels de luxe accueillaient une clientèle européenne (hôtel du Parc, hôtel de France et d'Angleterre).

    Depuis la fin du xxe siècle, la fréquentation thermale et touristique semble repartir à la hausse grâce à l'espace de balnéothérapie, au golf et au développement des hôtels, gîtes et chambres d'hôtes.

     

     

     

    Le centre ville, ancien, est intéressant par sa construction centrée sur la place du Bayaà, où se situait la fontaine salée. On y voit de nombreuses maisons à colombages et murs en saillies dans les vieilles ruelles. Une fontaine commémorative du millénaire de la cité fut édifiée en 1927. On trouve rue Larroumette les vestiges du château de Saint-Pé.

     

    L'église et le Saleys.

     

    La rue des Docteurs Foix comporte de belles maisons de maîtres dont le Pavillon Louis XV. Les grands hôtels, tels l'hôtel du Parc (qui accueille aujourd'hui un casino et un service hôtelier 3*) et l'hôtel de France et d'Angleterre (ruiné par un incendie) témoignent de l'ancien lustre de la ville.

     

     

    Le Casino de Salies-de-Béarn  , centre de congrès, date de 1930. Le grand hôtel du Parc fut édifié en 1891 tout comme l'hôtel Bellevue. Ces trois constructions sont recensées auxmonuments historiques, tout comme le kiosque à musique, situé dans le jardin public.

    Le musée du sel et des traditions béarnaises présente des collections traduisant l'activité économique et traditionnelle de la région.

     

     

     

     

     

     

     

     


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     Le 15 Aoùt 2019 est l'anniversaire de naissance de l'empereur Napoléon 1er, il y a 250 ans. je vous propose une petite visite de sa dernière demeure  à saint Hélène.

     

    La propriété de Longwood est située sur une plaine exposée au vent à 6 km de Jamestown, la ville de l'île. Anciennement résidence d'été du Lieutenant-Gouverneur de l'île, elle fut réservée à l'usage de l'Empereur en 1815. 

     

     

     

    Massif de Kniphofias, une plante exotique.

     

     

    Quand la première pierre fut posée sous son nez en début octobre 1818, alors que son médecin lui avait été retiré et qu'il était encore souffrant, Napoléon jugea sans doute qu'il lui fallait de nouveau "entrer en campagne" contre les autorités anglaises, son adversaire de toujours. On lui construisait une maison à une centaine de pas de chez lui? Alors lui allait leur montrer qu'il comptait bien "s'enraciner" dans son vieux Longwood et que l'on ne l'en délogerait pas, sauf par la force. Comment faire? Occuper le plus possible son "territoire" et fixer les limites d'un espace privé le plus grand possible. De plus, en restant sur place, il fallait bien aussi trouver une solution au vent et à la chaleur. Ainsi commença ce qui fut peut-être "la dernière campagne" de Napoléon, celle où il partit à la conquête de son indépendance vis à vis de ses geôliers envahissants, en marquant son terrain de liberté par des jardins tout autour de sa misérable bâtisse infestée par les rats et les cousins. De surcroît, voyant bien que son état de santé se détériorait, et se trouvant sans médecin par la force des choses, Napoléon avait dû décider que cette entreprise au grand air l'aiderait à se rétablir. 

     

     

    Saint-Denis, le mameluk Ali, raconte:

    Depuis longtemps, il s'était abstenu de toute excursion au-delà de l'enclos de Longwood, pour ne pas donner sujet au Gouverneur de lui faire éprouver de nouvelles vexations. Pour compenser un peu ce défaut d'exercice extérieur, il jugea que le jardinage était ce qui convenait le mieux à son état de réclusion. Dès lors, il ne fut plus question que de jardins: tout le corps de bâtiment qu'il habité en fut entouré. Ce furent les modèles de fortifications qui lui donnèrent cette idée, et puis il voulait avoir sous la main des fruits, des légumes; il voulait avoir quelques allées ombragées; il voulait éloigner les sentinelles de ses fenêtres, etc. (source: Souvenirs sur l'Empereur Napoléon)

     

     

     Massif d'agapanthes blanches et bleues.

     

     Le pavillon des Briards.

     

     Lors de l'arrivée de Napoléon  à Sainte-Hélène, celui-ci résidera les premières semaines dans cette maison. Le pavillon était alors la propriété de William Balcombe, qui deviendra le fournisseur de l'empereur et des autres exilés français lors de leur séjour sur l'île. De nombreux épisodes sont relatés sur le séjour de Napoléon auprès de cette famille, notamment dans les mémoires de la fille cadette, Betsy Balcombe, plutôt espiègle. Le séjour de Napoléon aux Briars, d'octobre à décembre 1815, a probablement été une des périodes les moins désagréables de sa captivité.

     

     

     Le jardin a repris sa configuration que lui avait donnée Napoléon. En revanche les environs ont changé, principalement du fait que l'éradication des chèvres sauvages et des rats sur l'île ont permis à la végétation tropicale de reconquérir les terrains qu'elle avait perdus au xixe siècle.

     

     

    L'emplacement de la tombe de Napoléon.

     

    Photos du net du Domaine de Sainte Hélène. 

     

    En 2012, des travaux de rénovation sont lancés, cofinancés par l’État français et une souscription auprès du grand public menée par la Fondation Napoléon

    Pour en savoir plus allez ICI

     

    Bonne fin de semaine à tous.

     

     

     


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    Musée Edmond Rostand

    À l'écart de la ville, de Cambo les bains, en direction de Larressore, se trouve la villa Arnaga. Il s'agit d'une vaste maison basque qu'Edmond Rostand fit construire, au prix de travaux énormes, par l'architecte Joseph-Albert Tournaire entre 1903 et 1906.

    Venu à Cambo-les-Bains pour soigner une pleurésie, il décida de s'y installer et y vécut de 1906 à 1918.

    C'est à Arnaga qu'il écrivit Chantecler.

    Le visiteur peut encore y lire sur une plaque à l'entrée de la villa le célèbre quatrain de bienvenue de Rostand :

    "Toi qui vient partager notre lumière blonde / et t'asseoir au festin des horizons changeants / n'entre qu'avec ton cœur, n'apporte rien du monde / et ne raconte pas ce que disent les gens".

     

     

     

     Anna de Noailles aimait lire et travailler dans le bureau-bibliothèque de style Premier Empire, que délaissait Rostand.

    La villa est entourée d'un grand jardin à la française, où deux pavillons encadrant une pergola inspiré du parc de palais de Schönbrunn à Vienne, se reflète dans une pièce d'eau. Rostand y recevait ses hôtes, dont les comédiens Sarah Bernhardt et Coquelin, du haut d'un balcon en déclamant des vers.

    La partie arrière comprend un jardin à l'anglaise.

     

    En 1960 la mairie acheta la villa pour en faire le musée Edmond-Rostand.

    À noter que Gérard Depardieu a fait don au musée de son César reçu en 1992 pour son interprétation dans Cyrano de Bergerac qui est présenté dans la bibliothèque, fermée par des grilles décoratives dues à des grands ferronniers d'art parisiens de l'époque, parents de Boris Vian.

    La villa a été classée comme monument historique en 1995 et le jardin porte le label jardin remarquable.

     

     

    Il est un petit garçon qui aimait bien se promener et jouer  le long de la rivière Arnaga au bas de la villa de Cambo. Déja intéressé par les grenouilles, têtards et autres batraciens aquatiques.
    Devenu adulte il deviendra un célèbre biologiste, écrivain scientifique. Académicien français en 1959. Beaucoup de collèges en France portent son nom.

     Ses parents sont Edmond Rostand et la poétesse Rosemonde Gérard. Son nom est Jean Rostand...On pourra voir son habit d'académicien dans une vitrine de la bibliothèque.

    C'est un endroit charmant à visiter....

    Bon week end à vous tous.

     

     


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  • Le village de Ciboure.

     

    La Rhune - Ciboure.

     

    La commune fait partie de la province basque du Labourd et de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine.

    Ciboure partage avec Saint-Jean-de-Luz la baie de Socoa, sur le golfe de Gascogne, les deux villes formant la même agglomération.

    L'entrée de la baie de Socoa, encadrée par les phares de la pointe Sainte-Barbe et de Socoa, était défendue par le fort de Socoa, construit sous Louis XIII et remanié par Vauban.

     

    La route qui mène à Ciboure.

     

     

     Le fort de Socoa  édifié par Vauban.

     

    Le fort vu du port.

     

     

     Arrivée sur la rue principale.

     

    La maison natale de Maurice Ravel.

     Joseph Maurice Ravel est né à Ciboure, le 7 mars 1875, dans la maison Estebania.

     

     

    Un peu d'Histoire...

    Le début du xvie siècle en Labourd est marqué par l'apparition de la peste. La lecture des registres gascons permet de suivre son expansion. Après une période de rémission, la maladie réapparaît. En 1598, le corps de ville de Ciboure rédige de nombreux rapports sur « la maladie quy court »« la maladie de la peste »

    Jusqu'alors annexe d'Urrugne, Ciboure fut érigée en commune en 1603.

    En prévision des États généraux de 1789, Me Saint-Esteven - curé de Ciboure - est élu député du clergé.

     

     

    Vue du port de pêche.

     

    La plage.

     

     

    Le retable baroque de l'église saint Vincent de Ciboure.

     

    Les habitants sont également surnommés les « Kaskarrot " forme francisé du basque kazkota . Ce terme pourrait dériver mais sans attestation formelle de kasko en basque issu du casco castillanAugustin Chaho indique dans son dictionnaire de 1856-1857, un usage de ce terme équivalent à " forte tête".

    Aujourd'hui, Ciboure est l'une des localités les plus dynamiques de la région. Les conserveries sur le déclin ont été reprises par de jeunes entrepreneurs. Un lycée consacré à la mer a ouvert ses portes en 1996 et, histoire de prouver qu'elle n'avait rien à envier à sa voisine Saint-Jean-de-Luz, la municipalité a rénové son patrimoine.

     

     Bon week end à tous.

     

     

     

     

     


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  •  Sare (Sara en basque), village de près de 2 500 habitants, est classé parmi les "plus beaux villages de France".

    Le village, entouré de montagnes (dont La Rhune à 905m) et enclavé dans la Navarre espagnole avec 32 Km de frontière, est situé à 14 Km de la mer (Saint Jean de Luz).

     

    Sare est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en  région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, à la frontière avec l'Espagne. Elle est adossée à la chaîne pyrénéenne, qui forme autour du bassin occupé par le bourg un cirque ouvert vers l'est et le nord.

    La commune recèle un habitat ancien, dont certaines, parmi les 283 maisons recensées à la fin du xxe siècle, datent partiellement du xve siècle. L'architecture traditionnelle de ces édifices, leur décoration extérieure et leur orientation définissent l'archétype de la maison labourdine rurale tel qu'il existe dans l'imagerie populaire sous le vocable de « maison basque ».

     

     

    La mairie.

     

     

     La maison Ihalare

    Sare possède un patrimoine naturel sauvage ou semi-sauvage, encadré par des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique, ou protégé par des réglementations nationales ou régionales.

     La localité a accueilli des personnalités marquantes, soit issues du village, soit telles qu'Axular, considéré comme le premier prosateur de langue basque, ou bien Napoléon III  ou Édouard VII, attirés par les paysages et les grottes, ou par les démonstrations de pelote basque. La localité, qui a fait l'objet d'une étude approfondie de la part de José Miguel de Barandiarán, a, sous le nom d'Etchezar, également servi de modèle à Pierre Loti, pour figurer le village de Ramuntcho.

     

     

     

    Le Zuhalmendi au Nord Ouest.

     

     

     

     

     

     

     

     


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