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    Édouard Manet ( 1832 - 1883) est né à Paris dans une famille de la haute bourgeoisie. Son père occupe un poste de haut fonctionnaire et sa mère est la fille d’un diplomate. Les études secondaires font apparaître un enfant dissipé qui orne ses cahiers de caricatures. Son père le presse ensuite d’entreprendre des études de droit, mais il refuse. Le choix d’une carrière s’imposant, Édouard tente d’entrer dans la marine mais il échoue à deux reprises au concours d’entrée à l’École navale en 1848 et en 1849. Entre les deux concours, il effectue un voyage au Brésil où il réalise un grand nombre de dessins.

    En 1856, Manet s’installe rue Lavoisier à Paris dans un premier atelier, avec Albert de Balleroy (1828-1872) qui se spécialisera par la suite dans la peinture de scènes de chasse. Mais un adolescent qui avait été embauché comme aide et utilisé comme modèle (L’enfant aux cerises, 1858) se suicide dans l’atelier. Après ce drame, Manet, très affecté, déménage vers un autre atelier, rue de Douai.

     

     

    Les refus au Salon de l’Académie des Beaux-arts (1857-1867)

    En 1859, Manet propose une première toile au Salon officiel de l’Académie. Elle est refusée. Il s’agit du Buveur d’absinthe, tableau d’un réalisme austère, ne cherchant nullement à représenter la forme de beauté picturale appréciée par les jurys du Salon. En 1861, pourtant, deux toiles de l’artiste sont acceptées : Le chanteur espagnol et Portrait de M. et Mme Manet. Les refus du jury vont ensuite se succéder pendant de nombreuses années.

     

     

    La musique aux Tuileries - 1862.

     

    Le déjeuner sur l'herbe - 1862.

     


     Olympia - 1863.

     

     

    La bataille de Cherbourg - 1864.

     

    Dans les années 1860, Édouard Manet réalise de nombreux tableaux inspirés de l’Espagne. La peinture espagnole, et en particulier celle de Diego Vélasquez, le fascinait. Un voyage en Espagne en 1865 lui permet d’accumuler de nombreux dessins de scènes locales. Le thème de la tauromachie revient alors à plusieurs reprises dans sa peinture. Les plaisirs des rencontres bourgeoises constituent une autre thématique. Issu de la haute bourgeoisie, Manet a conservé le mode de vie de sa classe sociale. Les mondanités l’attirent et, à la belle saison, il se rend chaque jour au jardin des Tuileries, fréquenté par de nombreuses personnes de sa connaissance. Baudelaire, son ami Antonin Proust, son compagnon d’atelier Albert de Balleroy et bien d’autres l’accompagnent.

     

     

    Jeune fille au jardin de Bellevue - 1880.

     

    L’inspirateur de l’impressionnisme (1868-1883)

    Rejeté par le jury de l’Académie et incompris des amateurs d’art, Manet se rapproche alors des jeunes peintres novateurs qui se rencontrent au Café Guerbois, rue des Batignolles. Nombre d’entre eux deviendront les plus grands peintres impressionnistes : Claude MonetPierre-Auguste RenoirEdgar DegasPaul CézanneAlfred SisleyCamille Pissarro.

    Manet, plus âgé que les impressionnistes, à l’exception de Camille Pissarro, est respecté par eux et devient un de leurs inspirateurs. En 1868, Fantin-Latour lui présente Berthe Morisot qui sera un temps son modèle et son élève et deviendra l’une des grandes figures de l’impressionnisme.

    Berthe Morisot épousera le frère de Manet, Eugène, en 1874. Cette même année se déroule à Paris la première exposition impressionniste. Manet refuse d’y participer mais entretient des relations amicales avec le chef de file du groupe impressionniste, Claude Monet. Il l’aide parfois lorsque celui-ci est confronté à des difficultés financières, achetant des toiles de Monet, qui, il est vrai, ne se vendent pas cher à l’époque. La famille Manet assiste Monet lorsqu’il cherche une maison à louer à Argenteuil.

     

     

    Le balcon - 1868.

     

    Le repos - 1870.

     

     

    Berthe Morisot - 1872.

     

     

    La Seine à Argenteuil - 1874.

     

    Tardivement, la peinture d’Édouard Manet s’impose dans les milieux officiels. La diversité de son œuvre, sa rare capacité à utiliser plusieurs styles, le soutien de grands écrivains comme Émile Zola et l’appui de son ami indéfectible Antonin Proust vont contribuer à la reconnaissance officielle. A plusieurs reprises, à partir de 1868, le jury du Salon va accepter des tableaux de Manet et, en 1881, Le Portrait d’Henri Rochefort obtient une médaille. La même année, il est décoré de la Légion d’Honneur par Antonin Proust, devenu ministre des Beaux-arts.

    A partir de 1880, l’état de santé de Manet se dégrade. Atteint de la syphilis, de nombreuses complications apparaissent et il doit être amputé d’une jambe en 1883. Il décède de la gangrène, peu de temps après cette amputation, le 30 avril 1883. Il est inhumé au cimetière de Passy.

     

    Pour en savoir plus, allez ICI.

    Bon week end à tous.

     

     

     

     

     


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    Je viens de terminer ce roman de Charlotte Link : Une fille en cavale.

    Simon, allemand de Hambourg, quarante ans, fraîchement divorcé, deux enfants, traducteur, est en vacances dans le sud de la France, au bord de la mer dans la maison de son père.
    Il fait laid, il pleut, à quelques jours de Noël, les fêtes s'annoncent tristes pour lui. Il n'aura certainement pas ses enfants et sa nouvelle presque compagne Kristina refuse de le suivre car il ne lui a pas encore présenté ses enfants.
    Le long de la plage, il voit une jeune femme seule, désemparée et lui propose de lui offrir un repas.
    Elle semble terrorisée , a perdu ses papiers et ne veut pas s'adresser à la police.


    Simon va l'héberger et rentrer dans un engrenage infernal rondement mené et admirablement structuré par Charlotte Link qui nous emmènera dans le passé sordide de Nathalie à Metz, dans les mésaventures de son petit ami, Jérôme.
    Avec  Jérôme nous serons embarqués en Bulgarie où des familles extrêmement pauvres croient envoyer leurs filles vers le mannequinat à Rome.
    Toute cette histoire se déroulera sur 6 jours et comptera son lot de victimes...


    L'auteure structure son récit à merveille, sans grande surprise mais elle a le mérite de faire sortir une réalité qui est plus proche de la nôtre car les Allemands comme notre auteure connaissent mieux les difficultés des gens de l'Est que nous qui vivons plus éloignés.

    Comme toujours dans les romans de Charlotte Link, les histoires sont de bonnes qualité, un thriller à lire très vite...

    Bon week end à tous...

     

     


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    Pendant les fêtes, la chaine ARTE a rediffusé ce fils, Guerre et Paix que j'ai déjà vu mais regardé avec toujours autant de plaisir.

    Ce film, tourné en 1956, d'après le roman de Léon Tolstoï est difficile à résumer car le livre comporte 2000 pages et a été édité en 3 volumes. L'auteur l'a écrit entre 1863 et 1869...

    L'histoire s'étend de 1805 à 1820 en Russie et raconte la destinée de plusieurs familles bourgeoises : les Bezoukhov (dont Pierre, l'enfant bâtard, est le héros principal du roman, et se trouve être l'un des doubles de TOLSTOÏ), les Bolkonsky (André, l'un des autres doubles de l'auteur, est aussi l'une des charnières de l'intrigue), les Kouraguine ou encore les Rostov.

    Puisqu'il est question de trois guerres : celle dite de la troisième coalition en 1805, celle de Tilsitt en 1807 et enfin la longue et désastreuse campagne de Russie de 1812 avec l'épisode de la Bérézina. Toutes mirent en scène principalement la Russie d'Alexandre 1er et la France de Napoléon 1er, même si de nombreux autres pays prirent part aux conflits. Une réflexion du Prince André Bolkonsky dès le début du livre peut servir de trame :   « Si l'on ne se battait que pour ses convictions, il n'y aurait pas de guerre ...

    Les acteurs principaux sont bien connus : Audrey Hepburn, Mel Ferrer et Henry Fonda.

     

     

     Audrey Hepburn.
     
     
    La comtesse Natacha Rostov ( Audrey Hepburn) est une jeune femme adolescente romanesque, angélique, pleine de vie, d'enthousiasme et de charme, qui grandit au sein d'une riche famille tendrement unie de la noblesse russe.
    Le comte Pierre Bezoukhov, ( Henri Fonda) humaniste et pacifiste fréquente la maison du comte et de la comtesse Rostov, et parvient à gagner l'amitié de Natacha. Bien que secrètement amoureux de cette jeune femme plus jeune que lui, il épouse sa cousine, la très belle princesse Hélène. Natacha se fiance au très convoité Prince Andrei Bolkonski, ( Mel Ferrer) veuf depuis peu, le meilleur ami de Pierre, et prévoit de se marier lorsque son fiancé reviendra de la guerre (qui dure 7 ans).
     

     

     Henri Fonda et Audrey Hepburn.

     

     

     

     Mel Ferrer et Audrey Hepburn.

     

     

    • Un nombre record de 8 000 chevaux sont rassemblés pour ce film.
    • Cette fresque de King Vidor est une adaptation hollywoodienne d'une œuvre de Léon Tolstoï sur l'histoire de la Russie, la vie et l'état d'esprit de l'aristocratie russe sous le règne d'Alexandre Ier.
    • La durée et de 3H30 environ avec de nombreuses scènes de batailles bien reconstituées.

     

    Pour en savoir plus, allez ICI.

     

    Bon week end à tous.

     

     

     

     

     

     


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    Les pêcheurs de coquillages.

     

     

    Je viens de relire ce roman de Rosamund Pilcher. Un très beau portrait de femme, digne septuagénaire, qui revient sur une vie riche et trépidante, de sa jeunesse dans les années trente à nos jours. 

     

    Les pêcheurs de coquillages. " Tel est le titre d'un tableau de Lawrence Stern, peintre victorien, dont a hérité sa fille Pénélope Keeling. Au crépuscule de sa vie, celle-ci s'est retirée dans son cottage. Bientôt l'œuvre, dont la cote ne cesse de monter, va perturber sa retraite paisible en suscitant la convoitise de certains de ses proches. Témoin des affrontements qui opposent ses trois enfants, Olivia, Nancy et Noël, Pénélope découvre le vrai visage de ses trois enfants. Ce regain d'intérêt pour le tableau provoque aussi chez elle un retour sur son passe : sa jeunesse bohème, sa rencontre avec Ambroise, son futur mari, puis avec Richard... La vie de la digne vieille dame révèle alors petit à petit des secrets insoupçonnés. Le portrait d'une femme de cœur, superbe, inoubliable.

     

     

    Les pêcheurs de coquillages.

     

    Rosamund Pilcher sait décrire avec finesse ses personnages et nous laisse voir leurs faiblesses et leurs petits travers.
    Elle nous emmène dans une atmosphère douce et chaleureuse aux côtés de Pénélope qui vit dans un petit cottage anglais et nous dévoile avec nostalgie et pudeur des pans de son passé, inconnu de ses enfants.
    Nous découvrons également le quotidien plus mondain de ses enfants, qu'ils soient avides de notoriété, d'argent ou simplement désireux de profiter des petits plaisirs de la vie.
    J'aime ces romans qui font du bien, qui regorgent de bons sentiments sans être trop naïfs ni dégoulinants de guimauve pour autant.
    Les descriptions des toiles du père de Pénélope sont remarquables, on a  vraiment l'impression de les voir et de comprendre l'émotion ressentie par cette femme à chaque fois qu'elle les contemplait. 

     

     

    Bonne fin de semaine à tous.

    Landrie.

     

     


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  •  Je viens de revoir avec beaucoup de plaisir ce film joué par des comédiens et musiciens à la retraite...un régal.

    À Beecham House, paisible pension au cœur de la campagne anglaise qui accueille des musiciens et chanteurs d’opéra à la retraite, le bruit court qu’une nouvelle pensionnaire arriverait sous peu. Et ce serait une diva ! Pour Reginald, Wilfred et Cissy, le choc est grand lorsqu’ils voient débarquer l’impétueuse Jean Horton,( incarnée par Maggie Smith) avec laquelle ils triomphaient sur les scènes internationales des années auparavant. L’ambition de Jean et son ego démesuré avaient alors ruiné leur amitié et mis un terme au mariage qui la liait à Reginald. Malgré les vieilles blessures, Reginald, Wilfred et Cissy mettront tout en œuvre pour convaincre Jean de reformer leur célèbre quatuor à l’occasion du gala annuel de Beecham House.

     

    Maggie Smith.

     

     

    Billy Connoly..

     

    Gwyneth  Jones.

     

     

     

    Il y a de très bons morceaux de musique classique ( entre autre les opéras laTraviata et Rigoletto)  et la plupart de ceux ci sont interprétés par des musiciens qui sont célèbres et qui jouent leur propre rôle dans la maison de retraite, au demeurant fort sympathique... Tout ce petit monde vocalise, pianote, s'engueule, perd parfois un peu la boule et jouit encore beaucoup, de la musique, du temps présent et de l'amour — en particulier Billy Connolly, moustache frémissante et prunelles coquines. Et autour du quatuor vedette, de vrais musiciens jouent, peu ou prou, leurs propres rôles.On  passe de bons moments.

    Genres ComédieDrame
    Nationalité Britannique

    Pour voir le film en VOD pous pouvez aller ICI

     

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     Bon week end à tous.

    Landrie.

     

     


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